Vol. IV · n° 09 · septembre 2026 LIVE

STREAMING LENS.

EN FR

Africa Streaming 2026 — 460 pages sur le marché OTT africain.

Ce que les plateformes locales sont en train de construire — du Maghreb au Cap. Ce que les entrants occidentaux ont laissé dans le marché : un cimetière d'au moins 500 M$ de pertes documentées, dont 8,8 Md ZAR (≈ 485 M$) pour Showmax sur les exercices 2023 à 2025, lus dans le document de MultiChoice. La carte concurrentielle après le deal Canal+ / MultiChoice scellé le 5 décembre 2025. Les corridors diasporiques Paris – Dakar – Abidjan, Londres – Lagos, Madrid – Casablanca. 15 pays traités nommément, 20 annexes A à T, dont l'annexe T (couverture exhaustive des datapoints), 31 entretiens opérateurs. Écrit depuis Abidjan, Lagos, Johannesburg, Nairobi, Casablanca — pour les opérateurs, investisseurs et régulateurs qui ont une décision à prendre.

$4.63B
marché OTT 2026 (4,29 Md$ en 2025, +7,9 % par an), cap à 6,27 Md$ en 2030 · Statista (interpolation Streaming Lens) ·
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~7.8M
abonnés SVOD payants en Afrique subsaharienne (2026) · base mesurée, pas projetée : le 15,1M qui circule est une prévision de 2021 · 3Vision Video Markets Tracker (Apr 2026) ·
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1.4B
habitants · plus jeune médiane du monde · UN DESA ·
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$500M+
SVOD graveyard cumulé · Showmax 8,8 Md ZAR (≈ 485 M$) de pertes d'exploitation, exercices 2023 à 2025 (MultiChoice), iROKOtv 30 M$ perdus au Nigeria 2015-2020, Afrostream ~4 M$ levés · MultiChoice FY23-FY25 results (Showmax) + Jason Njoku (iROKOtv) ·
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En bref

Le marché que les cabinets généralistes ne savent pas lire.

Omdia, Gartner, Ampere couvrent l'Afrique à distance, trois à quatre pages par édition. Ils reprennent les chiffres GSMA pour la pénétration mobile, Statista pour les abonnés SVOD, et complètent par un paragraphe sur la consolidation. Pas un problème de rigueur — un problème de terrain. Je n'en ai jamais rencontré un qui ait négocié un deal MTN à Lagos, ni qui ait tenu une conversation avec l'équipe paiement de Safaricom à Nairobi.

Lens écrit depuis l'intérieur. Co-fondateur d'Afrostream en 2014 (YC S15), Chief Platform Officer de TRACE en 2025 — avec les années qui relient les deux, passées à négocier des deals de contenu à Abidjan, à auditer des stacks paiement à Johannesburg, à regarder les entrants occidentaux se casser les dents sur les mêmes erreurs. Ce rapport est écrit pour les opérateurs, les investisseurs, les régulateurs qui veulent lire le continent comme il se lit de l'intérieur.

La thèse centrale.

Le streaming africain n'est pas un marché retardataire. C'est un marché qui obéit à des lois que l'Occident n'a pas eu à résoudre — et qu'il ne sait donc pas lire. M-Pesa a transformé le Kenya en une économie de micro-transactions dix ans avant qu'Apple Pay existe. Les banques nigérianes ont construit des API ouvertes que les néobanques européennes copient aujourd'hui. Les telcos subsahariens savent facturer des micro-abonnements que Stripe apprend à peine à traiter hors de son marché domestique.

Le marché OTT africain va passer de 4,63 Md$ à 6,27 Md$ en quatre ans. Cette croissance n'ira pas vers ceux qui arrivent avec une stack Stripe-first, un catalogue importé, et une hypothèse carte. Elle ira vers ceux qui comprennent que M-Pesa, MoMo, Airtel Money et Wave ne sont pas des palliatifs — ce sont les rails par défaut.

Le SVOD graveyard raconte le prix du modèle copié. Six plateformes ont tenté d'exporter l'ADN européen ou américain en l'état — catalogue acheté au même prix qu'à Londres, abonnement mensuel à $10, rail Visa/Mastercard, merchandising stable. Au moins 500 M$ de pertes documentées plus tard — Showmax 8,8 Md ZAR (≈ 485 M$) sur les exercices 2023 à 2025, iROKOtv 30 M$ perdus au Nigeria de 2015 à 2020 (pour plus de 100 M$ dépensés), Afrostream environ 4 M$ levés — le message est clair : le modèle africain reste à écrire, et il se construit depuis Nairobi, Lagos, Le Caire, Abidjan — pas depuis les sièges sociaux occidentaux.

Ce que le rapport couvre.

Pourquoi ce rapport existe.

Ludovic Bostral, co-fondateur Afrostream (YC S15 en 2015), Chief Platform Officer, TRACE (groupe pan-africain présent dans 180 pays). Entre les deux, une décennie à construire de la distribution OTT en Afrique — à dépenser du cash sur des stratégies carte qui n'ont jamais scalé, à apprendre mobile-money le jour où il fallait payer la paye, à regarder les cabinets occidentaux publier des rapports qui disaient le contraire de ce que je vivais.

Ce rapport est ce que j'aurais voulu avoir en 2015 avant les erreurs coûteuses. Et ce que j'aurais voulu recevoir en 2023 avant de revenir chez Trace avec les bonnes questions. Il est écrit pour les opérateurs africains ambitieux qui ne veulent pas refaire les mêmes erreurs, pour les investisseurs qui cherchent à déployer sérieusement sur le continent, et pour les régulateurs qui arbitrent entre des acteurs qui pèsent différemment.

Extraits gratuits.

Six portes d'entrée sur le rapport, sans inscription :

Le teaser PDF complet (extrait du rapport v1.1.0) : une adresse professionnelle pour télécharger, puis un ou deux emails de suivi, désinscription en un clic.

Télécharger le teaser

Trois façons d'acheter.

Licence single-user — 5 000€
Rapport complet PDF (EN ou FR), Excel des datasets, accès à la corridor map interactive. Un utilisateur nommé, prix ferme, mises à jour mineures incluses 12 mois. Détails sur /pricing.
Licence enterprise / multi-seat — sur devis
Droit de citation interne illimité, accès partagé aux datasets, 2 heures de Q&A avec Ludovic incluses. Multi-seat (5, 10, 25 utilisateurs). Cadrage en 24h — ludovic@streaming-radar.com.
MCP data access — accès sur demande Demander
Silo Africa accessible en API depuis Claude / ChatGPT / Cursor. 20 219 datapoints vivants, mise à jour continue, cron mar+ven. Inclut les 7 silos, dont les 4 autres rapports (Vertical Invasion, Piracy, Creator Economy, Sports) et la lettre. La même data qu'utilisée dans le rapport — mais live. N'inclut pas le PDF du rapport — pour le rapport, voir la licence ci-dessus.

Pour la grille complète (rapport, briefing stratégique à 1 500 € HT, journées, options) : /pricing.

Méthodologie — version courte.

Sources primaires : entretiens avec 31 opérateurs (plateformes, telcos, PSP, régulateurs, investisseurs) sur 15 pays, période jan 2024 – mai 2026. Terrain direct : Abidjan, Lagos, Johannesburg, Le Cap, Dakar, Casablanca, Nairobi. Scrapes hebdomadaires sur 62 plateformes actives. Sources secondaires : Omdia, GSMA Mobile Economy, World Bank Global Findex, African Development Bank, Competition Commission South Africa, Autorité marocaine de la concurrence, 3Vision Video Markets Tracker. Triangulation ±15%. Toute estimation diaspora marquée [E]. Détail complet sur /methodology.

Ce que ce rapport n'est pas.

Pas une couverture exhaustive des 54 pays — 15 traités profondément, les autres référencés avec sources. Pas une prédiction de quelle plateforme gagne — les prédictions ne sont pas mon métier, les thèses structurelles si. Pas un guide « comment lancer une plateforme en Afrique » — c'est un terrain trop opérationnel pour un rapport, mieux traité en briefing stratégique. Et ce n'est surtout pas un rapport écrit depuis l'Occident sur l'Afrique. C'est un rapport écrit depuis l'intérieur, pour l'extérieur qui veut comprendre.

La suite

Le teaser demande une adresse professionnelle. L'appel de 30 minutes est gratuit ; si la question demande plus, c'est le briefing stratégique, 90 minutes et un mémo écrit, 1 500 € HT. L'accès aux données par MCP se demande par email.

FAQ

Le rapport est-il en français ou en anglais ?

Les deux. Le rapport v1.1.0 existe en version EN complète et FR complète (pas de traduction machine). Précisez votre préférence à la commande — ou demandez les deux si vous en avez l'usage.

Quels pays sont couverts profondément ?

15 pays : Nigeria, Afrique du Sud, Kenya, Ghana, Côte d'Ivoire, Sénégal, Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Cameroun, Tanzanie, Ouganda, Rwanda, Éthiopie. Les 39 autres sont référencés avec leurs chiffres macro et quelques datapoints, mais pas traités en profondeur. Si votre focus est un pays hors de ces 15, un appel stratégique est plus pertinent qu'une licence du rapport.

Pourquoi « SVOD graveyard » ?

Parce que c'est l'histoire réelle. Six plateformes ont tenté le modèle européen dans le marché africain entre 2015 et 2026, et le cimetière compte au moins 500 M$ de pertes documentées — Showmax 8,8 Md ZAR (≈ 485 M$) sur les exercices 2023 à 2025, iROKOtv 30 M$ perdus au Nigeria de 2015 à 2020 (pour plus de 100 M$ dépensés), Afrostream environ 4 M$ levés — pas par malchance, par choix stratégique de copier un modèle européen (catalogue prix, rails carte, hypothèses d'usage fixes) qui ne tient pas ici. Le rapport appelle le passé par son nom. Et il s'en sert pour cadrer le présent : on ne construit pas le modèle africain en ignorant le cimetière, on le construit en le visitant.

Le deal Canal+ / MultiChoice est validé ?

Approuvé par la Competition Commission South Africa début 2026, sous conditions ; transaction effectivement scellée le 5 décembre 2025. Le rapport v1.1.0 intègre l'analyse complète du deal, des conditions imposées, et de leur impact sur la carte concurrentielle — annexe Q dédiée + section Partie III mise à jour.

Le MCP data access inclut-il Africa ?

Oui. L'accès MCP ouvre tous les silos data Lens, Africa compris. Tu peux demander à Claude / ChatGPT : « quelle est la pénétration mobile-money au Kenya en 2025 selon GSMA ? » — réponse avec chiffre, source, date, lien.

Les chiffres Omdia et Ampere divergent — que faites-vous ?

Je publie les deux quand ils divergent de plus de ±15%. Je tranche quand j'ai une raison méthodologique (précision du terrain, fraîcheur de l'édition, méthode plus défendable). Je laisse le lecteur trancher sinon. La méthodologie détaille la politique de triangulation.